La chronique Culture avec Claude Deschênes

Auteur(e)
Photo: Martine Doucet

Claude Deschênes

Claude Deschênes a travaillé à la radio et à la télévision de Radio-Canada pendant 33 ans, principalement à couvrir la scène culturelle pour le Téléjournal et le Réseau de l’information (RDI). On le retrouve maintenant à France 2 comme collaborateur de l’émission Télématin. Il continue aussi de partager son intérêt pour la culture et les arts sur différentes plateformes. On peut suivre ses reportages sur le blogue claudedeschenes.ca. Il a aussi publié sur le site d’actualité Huffington Post Québec et dans différentes publications de la presse écrite. Claude Deschênes agit aussi comme animateur et porte-parole d’événements ainsi que conférencier, notamment dans le réseau des universités du troisième âge.

Et si on célébrait autrement?

Nous voilà rendus aux habituelles occasions de célébrer le début officiel de l’été: la fête nationale, la Fête de la musique, le Festival de jazz de Montréal. Mais cette année, il faudra faire fi des bains de foule et fêter autrement.



Oublions l’habituel rendez-vous sur les Plaines à Québec le 23 juin. Cette année, le grand spectacle de la Saint-Jean se fera de l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières vide de spectateurs mais, pour la première fois, diffusé en simultané sur les quatre principales chaînes de télévision du Québec (Télé-Québec, Radio-Canada, TVA, V), à 20h. Une quarantaine d’artistes de tous les horizons et styles musicaux se joindront aux animateurs Ariane Moffatt et Pierre Lapointe pour que le Québec vibre à l’unisson.

Photo: Facebook La Fête nationale du Québec

D’ici là, le décompte est en marche. Chaque soir, depuis le 14 juin, un mini-spectacle de 15 à 30 minutes est présenté en direct à 19h sur les pages Facebook de la fête nationale du Québec à Montréal et celles des stations Cogeco Média. À venir: Bleu Jeans Bleu et Sarahmée le 19 juin, Émile Bilodeau le 20, Marc Dupré le 21, Paul Piché le 22. Un montage des meilleurs moments sera diffusé le 24 juin.

Le jazz est dans l’air

Le Festival international de jazz de Montréal, qui nous permet de finir juin et de commencer juillet en musique depuis 40 ans, se contentera d’une présence numérique cette année.

Grâce à l’appui indéfectible de ses commanditaires, le festival proposera gratuitement sur son site web des prestations originales d’artistes locaux enregistrées à l’Astral et des concerts mémorables tirés de ses archives. Parmi les artistes qu’on pourra entendre du 27 au 30 juin, mentionnons Charlotte Cardin, Jean-Michel Blais, Marianne Trudel, Alain Caron Trio, Jordan Officer, Bïa et Dominique Fils-Aimée.

Si vous ne connaissez pas encore Dominique Fils-Aimé, voici un vidéoclip qui ne donne qu’un petit aperçu de l’immense talent de celle qui fut la Révélation jazz de Radio-Canada en 2019.

La Fête de la musique dans le confort de votre foyer

On ne souligne pas chez nous la Fête de la musique avec autant de panache que les Français le font à tous les solstices d’été depuis 1982. Eh bien, cette année, cet événement vient à nous. MEZZO LIVE HD offrira, les 21 et 22 juin, un tour du monde musical pour souligner l’événement.

MEZZO LIVE HD est une chaîne musicale payante qui diffuse des concerts de musique classique et de jazz et des spectacles de danse. Pour souligner ses cinq ans de présence au Québec, l’accès au contenu extrêmement riche de sa programmation sera disponible gratuitement du 19 au 23 juin aux abonnés de Vidéotron, Cogeco Câble et CCAP (Coopérative de câblodistribution de l’Arrière-Pays).

Dans les seules journées du 21 et 22 juin, c’est 40 heures de musique provenant d’une trentaine de capitales musicales et d'une multitude d'artistes que vous pourrez apprécier, de Yo-Yo Ma à Jordi Savall, en passant par des extraits de l’opéra Tosca et du ballet Gisèle.

Montréal est à l’honneur dans cette programmation avec des prestations de l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Kent Nagano, de l’Orchestre métropolitain dirigé par Yannick Nézet-Séguin et des captations de concerts présentés au Festival international de jazz.

Kent Nagano (c) Antoine Saito

Vu: le documentaire L’Opéra de Paris de Jean-Stéphane Bron

Vous aimez l’opéra? Le documentaire L’Opéra de Paris devrait vous intéresser. Le réalisateur suisse Jean-Stéphane Bron a eu accès aux coulisses de cette hydre de la culture française.

L’Opéra de Paris, c’est un monstre, une institution qui compte deux sites, l’historique Palais Garnier tout en dorure, et l’opéra Bastille, immense bâtiment moderne et froid conçu par l’architecte canadien Carlos Ott. Près de 2 000 salariés y travaillent.

En 2018-2019, 37 spectacles y ont été créés, 23 opéras et 14 ballets. Le nombre de représentations dépasse les 500 et celui des spectateurs les 880 000. Je tire ces chiffres du dernier rapport annuel de l’Opéra national de Paris, car le film ne s’embarrasse pas de tels détails, préférant une approche impressionniste portée par des images fabuleuses. La caméra est partout, et pourtant, ceux qui sont devant ne semblent pas la voir. Elle s’immisce dans les salles de répétitions, les comités de direction, les coulisses les soirs de représentations, et dépeint une imposante machine carburant à la créativité et à l’excellence, mais constamment en butte à la réalité économique et sociale.

Le documentaire a été tourné en 2015, une année particulièrement intense marquée par des perturbations syndicales et les attentats de Paris. Parmi les personnages qu’on suit, il y a le directeur général Stéphane Lissner, toujours en mode négociation, le directeur musical Philippe Jordan, infatigable perfectionniste, le directeur du ballet Benjamin Millepied, visiblement à côté de ses pompes. Tous trois sont aujourd’hui partis, ou sur le point de le faire. Millepied a démissionné en 2016, Jordan vient d’accepter un poste à l’Opéra de Vienne et Lissner a annoncé la semaine dernière qu’il quittait un an avant la fin de son mandat, considérant que la situation financière de l’Opéra national de Paris est ingérable. Il sera remplacé par Alexander Neef, actuel directeur de l’Opéra de Toronto.

Il y a aussi de l’espoir dans ce portrait. Il faut voir le jeune baryton-basse Mikhail Timoshenko, stagiaire à l’Académie, s’émerveiller de se retrouver à l’Opéra de Paris, lui qui vient d’un petit village perdu en Russie. On s’émeut aussi du projet de faire découvrir la musique à des enfants issus de milieux défavorisés.

On peut voir L’Opéra de Paris en location sur le site du Cinéma du Parc.

Claire et les vieux

À l’heure où les milieux de vie des aînés font les manchettes, voilà qu’arrive une série télé qui pique la curiosité.

Dans Claire et les vieux, le personnage principal a 9 ans. En attendant qu’on lui trouve un foyer d’accueil parce que sa mère toxicomane ne peut plus s’occuper d’elle, la petite Claire (Irlande Côté) est hébergée par sa grand-mère, qui habite une résidence pour personnes âgées.

Cette fiction écrite par Sarah Pellerin et réalisée par Charles Grenier montre comment la vitalité de cet enfant va transformer son nouveau milieu de vie, et combien ses nouveaux amis vont lui procurer la stabilité qui lui manque.

Je n’ai pas vu la série, mais si je me fie à la très convaincante bande-annonce et à l’excellente distribution (Muriel Dutil, Raymond Cloutier, Marie Eykel, Réjean Lefrançois, Bénédicte Décary, Reda Guerinik, Robert Lalonde, Béatrice Picard), ça devrait être bon. La série se décline en 6 épisodes de 10 minutes qui peuvent être visionnés gratuitement sur la plateforme UnisTV (TV5Unis.ca)

Claire et les vieux_Bande-annonce

Ça y est, voici les premières images de Claire et les vieux ! On est tellement fiers de cette série, on espère qu’elle saura vous toucher. On la dédie à toutes les personnes âgées en résidence et aux enfants qui vivent des situations familiales difficiles. Notre cœur est avec vous. Une série numérique en 6 épisodes, disponible dès le 19 juin sur la plateforme d'Unis TV (TV5Unis.ca) et dans quelques mois sur ICI Tou.tv.

Posted by Claire et les vieux on Monday, June 15, 2020

Les Journées de la culture

Aux grands maux, les grands moyens. Devant la complexité de tenir un événement en période de pandémie, l’organisme Culture pour tous, qui organise les Journées de la culture depuis 1997, a décidé de faire passer la durée de sa 24e édition de 3 à 30 jours et de tenter de réinventer sa formule. Les partenaires de cette grande célébration de notre culture ont jusqu’au 15 juillet pour penser et inscrire leur activité.

L’activité Une chanson à l’école, initiée en 2016, lancera le bal le 25 septembre. Cette année, les centaines de milliers d’enfants participants interpréteront une chanson de l’auteur-compositeur-interprète Damien Robitaille. La vidéo pour apprendre la chanson est déjà prête. Vous pouvez vous y mettre!

«Il me semble», de Damien Robitaille | Une chanson à l'école

Nous avons une merveilleuse surprise pour vous 🎁☀🎶 Découvrez «Il me semble», la pièce originale composée par Damien Robitaille pour l'activité «Une chanson à l'école»! 💜 Inspirée par la situation actuelle, cette magnifique chanson d'amitié et d'espoir sera chantée par des centaines de milliers d'enfants du Québec et de la francophonie canadienne lors des 24es Journées de la culture. À partager et à pratiquer à la maison tout l'été, pour la rentrée en septembre! Vous enseignez au primaire? Intégrez dès maintenant cette activité clés en main gratuite à la planification de la prochaine année scolaire! Un guide pédagogique complet rempli d’idées d’activités à faire avec vos élèves vous sera envoyé. ➡ bit.ly/2yXm5dGÉvénement Facebook: bit.ly/3huVerkMerci à La Fabrique culturelle de Télé-Québec pour la réalisation de cette très belle capsule vidéo.#UneChansonÀLécole #Jdelaculture2020

Posted by Journées de la culture on Monday, June 15, 2020