La chronique Culture avec Claude Deschênes

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Photo: Martine Doucet

Claude Deschênes

Claude Deschênes a travaillé à la radio et à la télévision de Radio-Canada pendant 33 ans, principalement à couvrir la scène culturelle pour le Téléjournal et le Réseau de l’information (RDI). On le retrouve maintenant à France 2 comme collaborateur de l’émission Télématin. Il continue aussi de partager son intérêt pour la culture et les arts sur différentes plateformes. On peut suivre ses reportages sur le blogue claudedeschenes.ca. Il a aussi publié sur le site d’actualité Huffington Post Québec et dans différentes publications de la presse écrite. Claude Deschênes agit aussi comme animateur et porte-parole d’événements ainsi que conférencier, notamment dans le réseau des universités du troisième âge.

De la culture sous mon sapin!

Dans deux semaines, c’est Noël. Pour éviter que ce soit le temps des Fêtes le plus plate qu’on ait jamais eu, je vous propose quelques suggestions, histoire de mettre de l’ambiance dans la chaumière, et quelques prétextes pour aller prendre l’air.


Noël, une tradition en chanson

Le spectacle Noël, une tradition en chanson nous revient pour une quatrième année consécutive, mais cette fois, pandémie oblige, en version virtuelle.

Ainsi, Marie-Michèle Desrosiers, Michaël Girard, Yves Lambert, Michel Louvain, Marie-Denise Pelletier et Annie Villeneuve s’offrent pour venir mettre de l’atmosphère dans votre salon. Avec eux, on traverse le répertoire de Noël, du traditionnel au classique, du populaire au religieux, avec entrain et solennité.

Au cours de ce spectacle d’une durée de 90 minutes, les souvenirs sont couverts, en français comme en anglais. Michel Louvain, toujours aussi impeccable et radieux, nous part ça avec Quand j’entends chanter Noël. On lui a réservé les grands classiques populaires comme Petit papa Noël, Au royaume du bonhomme hiver, Quand j’entends chanter Noël, Le petit renne au nez rouge.

Je ne vole pas de punch en vous disant que Marie-Michèle Desrosiers, qui d’autre, nous fait un enlevant 23 décembre et que c’est à Michaël Girard que revient de chanter l’incontournable Minuit, chrétiens. Son interprétation donne des frissons. Le Noël à Jérusalem de Marie-Denise Pelletier et le Glory Hallelujah d’Annie Villeneuve sont aussi quelque chose à entendre.

La tradition du temps des Fêtes ne serait pas respectée sans quelques rigodons. Le souriant Yves Lambert s’en charge. On ne peut s’empêcher, même seul dans notre salon, de chanter avec lui Dans nos vieilles maisons, Dans un petit coin noir avec la cuisinière et La poule à Colin.

Ce spectacle, mis en scène par Joël Legendre, a été enregistré au Théâtre de la Ville de Longueuil sans public. Cette absence de spectateurs qui chantent et tapent dans les mains est ce qui manque le plus à cette captation. À vous de compenser à la maison! Le spectacle est offert en ligne jusqu’au 7 janvier au prix de 30$.

Le Messie de Handel en webdiffusion

Le Messie de Handel est aussi une tradition du temps des Fêtes. Jadis, c’était la chasse gardée de l’Orchestre symphonique de Montréal à la basilique Notre-Dame. Cette année, c’est l’Orchestre classique de Montréal qui exécute cette œuvre incontournable de Noël.

Les chefs Boris Brott et Xavier Brossard-Ménard se partagent la tâche de diriger les musiciens et l’ensemble vocal Les Rugissants. Elizabeth Polese, Rihab Chaieb, Marcel d’Entremont et Hugo Laporte sont les solistes.

Le concert sans entracte et d’une durée de 75 minutes est offert au coût de 15$. Il sera accessible jusqu’au 22 décembre.

L’OSM en mode Noël

L’Orchestre symphonique de Montréal ne fait pas Le Messie au complet cette année, mais son concert de Noël en comptera des extraits.

L’OSM, dirigé par Bernard Labadie, jouera aussi le Gloria en ré majeur de Vivaldi. Anna-Sophie Neher, Stéphanie Manas et Julie Boulianne sont les solistes invitées.

Le concert sera présenté en direct le 15 décembre à 19h et demeurera en ligne jusqu’au 15 janvier. Prix du billet: 20$

Des trains miniatures au musée Pointe-à-Callière

Combien de trains miniatures se sont déjà trouvés sous le sapin? Eh bien, plusieurs de ces beaux spécimens seront à l’honneur dans la prochaine grande exposition du musée Pointe-à-Callière, Train, transporteur de rêves, qui doit commencer le 12 janvier prochain si les autorités de la santé publique permettent la réouverture des musées.

Pour nous faire patienter, Pointe-à-Callière organise une visite virtuelle de cette exposition le dimanche 13 décembre. À 13h30 en français, à 15h en anglais. Pas de reprise, ça se passe en direct. La visite, qui se fera avec un guide-animateur, dure une heure. Elle est offerte au coût de 10$.

C’est bien beau de regarder plein de spectacles de la maison, mais à un moment donné, il faut bouger, sortir, prendre l’air. Voici quelques suggestions.

Un peu d’histoire, rue Saint-Denis

Vous aimez la rubrique L’Histoire en photos de ma collègue Marie-Lyse Paquin sur Avenues.ca? Vous aimerez le coup de chapeau que la Société de développement commercial Rue Saint-Denis fait aux 100 ans des Archives nationales du Québec.

Photo: Claude Deschênes

Un peu comme le fait le musée McCord sur McGill l’été, la SDC Rue Saint-Denis expose une trentaine de photos sur des panneaux répartis entre les rues Roy et Gilford. Ces clichés tirés des Archives nationales racontent l’histoire du Plateau Mont-Royal: la vie quotidienne, l’activité commerciale, l’architecture, ses attractions.

Photo: Claude Deschênes

Les photos du parc Lafontaine sont particulièrement évocatrices. Vous souvenez-vous de la baleine de Jonas? Je ne suis pas de Montréal, mais je m’en souviens. J’avais par contre oublié qu’il y avait un aquarium dans le cétacé.

Photo: Claude Deschênes

Les photos sont accompagnées de faits historiques qui rendent la visite d’autant plus intéressante. J’ai appris, par exemple, que la fontaine du square Saint-Louis a été fabriquée aux États-Unis, et qu’elle a passé 80 ans au square Viger avant de déménager sur le plateau.

Photo: Claude Deschênes

Je vous encourage à aller faire une marche sur Saint-Denis pour voir ça. Vous pourrez par le fait même constater que l’artère commerciale est beaucoup plus conviviale depuis qu’elle compte une piste cyclable.

Un petit secret pour ceux qui n’habitent pas Montréal: vous pouvez voir toutes les photos et lire toutes les légendes de cette exposition en cliquant ici.

Photo: Claude Deschênes

Luminothérapie au Quartier des spectacles

Dix ans après la première édition de l’événement Luminothérapie, c’est fête au Quartier des spectacles! Cinq installations créées au fil des ans sont de retour à la place des Festivals, sur l’Esplanade de la Place des Arts et dans la rue Saint-Catherine pour une période exceptionnellement longue, soit jusqu’au 14 mars 2021.

Photo: Claude Deschênse

Je me rappelle les premières fois où j’ai eu à parler de ce concept d’animation publique hivernale. Ce n’était pas évident de convaincre le public de se déplacer au centre-ville pour voir des installations lumineuses par soir de grand froid, aussi interactives fussent-elles.

Photo: Claude Deschênse

En 2010, c’était vraiment innovant. Mais l’originalité des propositions, qui changeaient chaque année, a tôt fait d’en faire un rendez-vous pour les Montréalais. Un succès qui a débordé les frontières de la métropole. Le Quartier des spectacles a présenté les installations créées pour Luminothérapie dans plus de 50 villes canadiennes et étrangères.

Photo: Claude Deschênse

Sont donc de retour Entre les rangs, Iceberg, Nouvelle lune, Spectrum et Loop. Cette dernière installation, qui a vu le jour en 2017, a été légèrement modifiée. Les images qui s’animent en faisant tourner le cylindre dans lequel vous êtes appelés à ramer sont inspirées de livres québécois (La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette, Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy, Je suis un écrivain japonais de Dany Laferrière, etc.).

Photo: Claude Deschênse

Pour ce qui est de Nouvelle lune, le petit théâtre qui s’anime en ombres chinoises dans ses sphères lumineuses vous donnera la nostalgie des soirs de festivals de jazz.

Photo: Claude Deschênse

En plus des installations de Luminothérapie, le site est décoré pour mettre le public dans l’esprit des Fêtes. Une belle sortie à faire beau temps, mauvais temps. Je dis ça, parce que je trouve que c’est souvent les soirs de tempête de neige que la magie opère le plus.

Photo: Claude Deschênse

De la lumière dans le Vieux-Montréal

Le Vieux-Montréal s’avère aussi une destination où déambuler à la tombée de la nuit. Cette partie de la ville est plus belle que jamais à la période des Fêtes. Un plan triennal développé par la société de développement commercial du secteur et la Ville de Montréal a permis d’installer depuis 2018 des décorations lumineuses dans les rues et sur les places.

Photo: Claude Deschênes

Cette année, on conclut ce projet avec, entre autres, l’illumination de la place d’Armes avec des étoiles surdimensionnées, dont certaines font 7 m de hauteur. Ça fait de belles photos. Le parvis nord du Marché Bonsecours, la rue Saint-Paul et la place Jacques-Cartier méritent aussi que vous y fassiez un détour.

Photo: Claude Deschênes