Photo: Isabelle Marjorie Tremblay
10 janvier 2019Auteure : Isabelle Marjorie Tremblay

En photos: une expédition inoubliable au Groenland

Le Groenland évoque les grands espaces froids et inaccessibles. C’est souvent à bord d’un bateau de croisière que les voyageurs découvrent cette île de glace. Pourtant, c’est en excursion à pied ou en kayak que l’on entre véritablement en contact avec cette nature sauvage et qu’on peut en contempler les beautés. Voici 15 photos prises lors d’une expédition de deux semaines en août 2018, à marcher le long des plus beaux fjords au monde.

1- L’île de Kulusuk, loin du tourisme de masse

C’est de la petite île de Kulusuk que se font les départs des plus belles expéditions du Groenland. Le village est charmant avec ses petites maisons colorées et ses chiens de traineaux qui attendent les départs. Les 300 Groenlandais, proches parents de nos Inuits, vivent principalement de la chasse au phoque et du tourisme.

Les petites maisons colorées contribuent au charme de l'île de Kulusuk. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

2- Un cimetière au bord de l’eau

Les Groenlandais enterrent depuis la nuit des temps les morts derrière leur maison. Quand l’espace manque, c’est ici qu’ils viennent déposer les corps.

Cimetière de l'île de Kulusuk. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

3- Coton du Groenland

On s’en doute, la végétation n’est pas abondante au Groenland. L’été (juin-juillet) réserve toutefois quelques surprises aux amateurs de fleurs. Des îlots colorés se pointent ici et là, notamment des champs de linaigrettes, communément appelées «coton du Groenland». La magie opère lorsqu’au premier coup de vent, leurs houppes s’envolent.

Le Groenland réserve quelques surprises aux amateurs de fleurs, dont ces champs de linaigrettes. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

4- Fleur emblématique du Groenland

En juin et juillet, les randonneurs marchent et piquent leur tente là où tout est glacé 10 mois par année. Des températures entre 0 et 15 degrés et des journées d’ensoleillement de 22 heures permettent à la fleur emblématique du Groenland, l’épilobe à feuilles larges, de se déployer. La niviarsiaq, qui signifie «petite fille» en groenlandais, nargue joliment mère Nature avec sa couleur violette sur un sol rugueux de roches et de moraine.

L'épilobe à feuilles larges est la fleur emblématique du Groenland. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

5- Marcher sur le glacier Tunup Kua

Un trek au Groenland ne serait pas tout à fait réussi sans faire quelques pas sur un glacier. Munis de crampons sous les bottes et tenant fermement nos bâtons de marche, l’expérience de poser les pieds sur un glacier de 80 000 ans est spectaculaire. Notre guide nous prévient: attention aux failles et aux moulins (trous dans la glace), une chute pourrait avoir des conséquences fatales. Suivez le guide!

Poser les pieds sur un glacier de 80 000 ans est spectaculaire. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

6- Boussole et repères

Ne s’oriente pas aisément qui veut au Groenland! Un guide d’expérience connaissant bien les lieux et maniant avec confiance la boussole est essentiel pour garantir le succès du trek. Quelques sommets enneigés et fjords plus connus servent de repères, mais il faut du temps pour développer son regard, alors qu’on est habitués aux rues, aux panneaux de signalisation et… aux GPS.

Quelques sommets enneigés et fjords plus connus servent de repères. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay
Notre sens de l’orientation est mis à l’épreuve! Photo: Isabelle Marjorie Tremblay
Les treks au Groenland sont guidés par des connaisseurs de la région: c’est essentiel. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

Nuit éclairée

Dormir au Groenland l’été, c’est se coucher sous le soleil, qu’il soit 21 heures ou minuit. Difficile d’oublier ce moment où une bourrasque de vent m’a réveillée à 3 heures du matin et qu’au loin, j’aperçus un modeste mais spectaculaire coucher de soleil.

L’été, les nuits sont courtes. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay
La magie des longues journées. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

11- La traverse des rivières: tout un apprentissage

Les marcheurs longent ou traversent des rivières ou ruisseaux d’intensité variée. De l’équipement spécialisé (bâtons et bas en néoprène) est requis pour traverser adéquatement ces obstacles naturels: l’eau est glaciale et une chute n’est pas souhaitable alors qu’on se déplace jour après jour avec le strict minimum.

De l’équipement spécialisé est requis pour traverser adéquatement les rivières et ruisseaux. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

12- La moraine, fruit des mouvements des glaciers

Les sols sont variés en période de dégel: on passe au travers de petits bouleaux, d’immenses roches, des plages de sable… mais c’est à travers des accumulations de moraine que nous avons marché le plus. Il s’agit d’amas de débris rocheux cassés par le mouvement lent des glaciers. Il faut parfois grimper des montagnes de moraines pour se rendre à l’endroit désiré.

Sol de moraine. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

13- Des vues époustouflantes

Du bonbon pour les yeux, de jour en jour, pas après pas.

Quelle vue! Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

14- Un son nouveau et mystérieux

Piquer sa tente près d’une plage permet un réveil tout en douceur. Le craquettement des icebergs fondant au soleil est un son nouveau et mystérieux.

Les plages sont froides, mais spectaculaires. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

15- Retour vers nos maisons

Après plusieurs heures de marche chaque jour, à respirer de l’air d’une grande pureté, nous retrouvons nos «maisons» respectives et profitons d’un sommeil profond fort ressourçant.

Nos «maisons» pour la durée de l'expédition. Photo: Isabelle Marjorie Tremblay

Isabelle Marjorie Tremblay est journaliste invitée sur Avenues.ca. Elle travaille, entre autres, en tant qu'auteure, chroniqueuse, animatrice et reporter télé. Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation des Karavaniers. Toutes les opinions émises sont celles de l'auteure.