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23 mars 2021Auteure : Julie Chaumont

Le « WOW ! » de la semaine

À vendre: ancien presbytère d’exception

Construit en 1899 par les prolifiques architectes Louis Caron père et Louis Caron fils, l’ancien presbytère de la municipalité de Saint-François-du-Lac, dans le Centre-du-Québec, est à vendre. Pour 625 000$, vous pourriez devenir propriétaire de cette somptueuse bâtisse patrimoniale.

De presbytère à résidence privée

Lors de sa construction en 1899, le presbytère de Saint-François-du-Lac est en brique rouge et compte 25 pièces réparties sur deux étages. Le curé y habite à temps plein, mais y accueille, dans les nombreuses chambres situées à l’étage, l’évêque et sa suite lors de visites épiscopales. La partie arrière de l’édifice, sobrement aménagée, abrite domestiques et vicaires.


Le presbytère de Saint-François-du-Lac avec sa devanture en brique rouge. Jean-François Rodrigue 2005 © Ministère de la Culture et des Communications

Dans les années 2000, le presbytère est vendu à un particulier. Après avoir été auberge et café, il est finalement converti en résidence privée et fait le bonheur d’un couple de retraités qui s’en porte acquéreur en 2008.

La propriété, qui a conservé tout son cachet d’antan, est impeccable.

La propriété telle qu'elle est aujourd'hui. Photo: groupeqube.com

Une villa d’inspiration néo-italienne

Situé sur un terrain boisé légèrement en retrait de la rue, le presbytère de Saint-François-du-Lac possède plusieurs caractéristiques architecturales des résidences néo-italiennes, en vogue dans les milieux aisés de l’époque victorienne. Parmi celles-ci, telles que mentionnées ici, «ses hautes fenêtres jumelées aux linteaux en pierre surmontés d’un arc cintré, son parement en brique rouge, ses chaînes d’angle en pierre, sa large corniche à consoles percée d’une fenêtre semi-circulaire sur chaque façade et son ornementation élaborée».

Le charme d'autrefois est magnifiquement conservé. Photo: groupeqube.com

Si la bâtisse a perdu sa couleur extérieure d’origine, elle n’a rien perdu de son élégance. Les travaux paysagers faits par les propriétaires actuels ont ajouté un supplément de charme au lieu. Selon la fiche de l’agence immobilière responsable de la vente, «environ 80 000$ ont servi à aménager son immense terrain (40 000 pieds carrés) entouré de plus de 600 cèdres, de fleurs et de verdure». C’est du joli!

L'aménagement paysager apporte davantage d'intimité  à la vaste demeure. Photo: groupeqube.com

À l’intérieur, le plancher de fines planches de pin verni, témoin du passé religieux de cette résidence, craque encore sous les pieds. Moulures, portes, escalier et cimaises en bois massif d’origine sont superbement conservés. Foyer et calorifères en fonte ajoutent de la chaleur à cet intérieur unique.

Plancher vernis, moulures, volets et portes en bois massif... le charme d'autrefois opère! Photo: groupeqube.com

La partie arrière du bâtiment a subi une cure de jeunesse. L’espace est blanc, lumineux et aéré. Rien de trop moderne ou de trop tape-à-l’œil.

La partie arrière, plus moderne, mais avec un cachet unique. Photo: groupeqube.com

Presbytère signature

En plus de ses nombreux attraits architecturaux, le presbytère sis au 442, rue Notre-Dame porte une signature de renom. En effet, ce sont les architectes Louis Caron père et Louis Caron fils, populaire duo de l’époque, qui en sont responsables. «La construction du presbytère de Saint-François-du-Lac survient à l’apogée de la carrière des architectes», peut-on lire sur la fiche du bâtiment patrimonial.

La construction du presbytère de Saint-François-du-Lac survient à l’apogée de la carrière des architectes. Photo: groupeqube.com

Plus d’une vingtaine d’églises et de résidences de prestige de la région portent la signature du réputé duo d’architectes. Parmi celles-ci: la magnifique maison de l’ancien premier ministre du Canada, sir Wilfrid Laurier, à Arthabaska. De style victorien, cette maison historique a été convertie en musée en 1929.

La plus connue des créations du duo Caron: la maison de Sir Wilfrid Laurier, à Arthabaska, aujourd'hui musée. Photo: Facebook Musée Laurier