Bien que le fait de manger sur l’herbe remonte à des temps immémoriaux, le terme «pique-nique» serait apparu vers la fin du XIIe siècle pour désigner un genre de «pot luck» où chacun apporte de la nourriture à partager.
Le pique-nique sur l’herbe tel que nous le connaissons a été mis au goût du jour par l’aristocratie à partir du XVIIe siècle et surtout par le courant romantique du XVIIIe siècle.
1- La famille Millar en pique-nique près de Drummondville, vers 1895
2- Pique-nique, Shawbridge, vers 1895
3- Quatre personnes pique-niquant au bord de l'eau, Québec, vers 1885
4- La famille Millar en pique-nique, Brady's Falls, Québec, vers 1900
5- Pique-nique, Shelburne, New Hampshire, 1892
6- Pique-nique à Belleisle et Kingston, 1897
7- Le pique-nique de la famille Stuart, île Pullman (?), 1872
8- Pique-nique, région du Klondike, Yukon, vers 1900
9- Notre terrain de pique-nique, sur la route de la rivière Hampton, 1897
10- Pique-nique au cottage de Mme Wilmot, Woodmans Point, N.-B., 1895-1900
11- Pique-nique des employés de l'usine Belfast Ginger Ale and Soda Water Works de la compagnie Gurd, près de Montréal, 1886
12- Pique-nique des employés de Revillon Frères, Moose Factory, Baie James, 1909
13- Pique nique avec Theresa Babb (deuxième à gauche) à Sherman's Point, Camden, États-Unis, 1900
14- Grace et Mary à Ipswich Beach, 1900
15- Pique nique à Northport et Belfast, 1898
16- Pique-nique à Pointe-du-Lac, Québec, 1919
17- Pique-nique annuel d'E. F. Ayers Motor Sale, Montréal, 1921
18- Famille en pique-nique, vers 1925
19- En pique-nique, vers 1915
20- Un pique-nique sur le bord de l'autoroute No.1 du Québec avec le lac Massiwippi en arrière-plan, 1950
21- Deux hommes et deux femmes pique-niquent sur une plage de Vancouver, 1952
22- Pique-nique dans le parc national des Lacs-Waterton, Alberta, avec la montagne Vimy en arrière-plan, 1950
23- En pique-nique au parc Brébeuf, aux abords de la rivière des Outaouais, près de Hull, 1952
24- Pique-nique sur la rivière Niagara, Ontario, 1951
Pour la 19e édition du Festival international de jardins, les Jardins de Métis inaugurent sept nouveaux jardins où le design ludique est à l’honneur. Tour d’horizon.
Intitulée Playsages II – Allez jouer dehors!, la 19e édition du Festival international de jardins propose des espaces imaginatifs où petits et grands retrouveront le plaisir de jouer en plein air. Créés par des architectes de paysages d’ici et d’ailleurs, ces «playsages» (mélange des mots «play» – «jouer» en anglais – et «paysages») repensent nos façons de jouer dehors et permettent de voir la nature sous un œil nouveau.
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Déambuler dans le labyrinthe d’un champ de maïs, jouer dans un «bac» de grains de maïs, sauter sur un grand trampoline intégré à même le sol: voici ce que vous propose ce jardin conçu par les architectes espagnols Marta Milà Pascual et Marc Torrellas Arnedo.
Ces différentes installations font immédiatement le bonheur des petits, mais permettent aussi aux plus grands de renouer avec leur cœur d’enfant. En effet, qui pourrait résister à l’appel de ce trampoline?
Les formes sont simples: cercles («bac» de grains de maïs et trampoline), rectangles et lignes (labyrinthe). Les mouvements sont ceux que petits et grands feront à la découverte du jardin. Les changements sont ceux du temps – dans la nature, avec le maïs qui deviendra de plus en plus grand au fil des saisons, et qui changera également de couleur –, mais aussi ceux de l’humain, qui vieillit et change parfois, lui aussi, de couleur, délaissant le coloré de l’enfance pour la grisaille de l’âge adulte.
L’origine de la colonne
Sommes-nous dans la nature ou dans un temple ancien? C’est la question qu’on se pose en déambulant dans cette forêt de colonnes architecturales conçue par les architectes et artistes espagnols Josep Congost et Louis Sicard.
Sur le site du Festival de jardins, on apprend que les analogies entre les troncs d’arbres et les colonnes ne datent pas d’hier. «Vitruve (1er siècle avant J.-C.), dans son traité d’architecture, expose le principe selon lequel l’architecture est une imitation de la nature. En effet, la base de la colonne correspond à la souche de l’arbre, le fût à son tronc, le chapiteau aux premières branches, et les cannelures du fût correspondent à l’écorce de l’arbre.»
Cette installation, qui explore de façon ludique le rapport entre l’architecture et la nature, pose ultimement cette question: «Si l’on est étonné par ces arbres-colonnes, n’est-ce pas parce que l’Homme s’est un peu trop éloigné de son environnement?» Cela mérite effectivement réflexion…
La ligne de 100 ans
Proposition pour le moins étonnante de l’équipe multidisciplinaire de Québec hatem+d: inonder l’installation «Every garden needs a shed and a lawn!» de Deborah Nagan, créée pour le 10e anniversaire du Festival, en 2009.
Le visiteur est ainsi invité à se promener, en canot ou sur une «tripe», entre les cabanes colorées de ce paysage inondé.
«C’est par le jeu, qui dénature la scène, que l’inondation sans catastrophe devient alors plaisir, un rêve d’enfant assouvi», peut-on lire sur la page Facebook de l’entreprise.
Le rocher très percé
Intouchable, le rocher Percé? Plus maintenant! Avec l’œuvre ludique «Le rocher très percé», il est possible de toucher et d’escalader ce célèbre monument naturel.
C’est la firme Humà design + architecture, en collaboration avec l’architecte paysagiste Vincent Lemay, qui a eu l’idée de transformer le rocher Percé (en le reproduisant à une échelle exacte: 1/40 de l’original) en jeu pour enfants.
Lorsque vous étiez enfant, quel nom donniez-vous aux samares qui tombaient des arbres en faisant des vrilles? Hélicoptères, bien sûr! Et ce sont ces fameux hélicoptères qui sont mis en vedette dans cette installation de Anna Thomas et Carson Isenor, architectes paysagistes de Vancouver.
Attachées à des cordes, les milliers de samares colorées sont faites de matériaux artificiels. Déambuler dans cette «tempête» évoque l’innocence et les plaisirs simples de l’enfance.
Carousel
Les parcs pour enfants ne sont plus ce qu’ils étaient jadis et c’est souvent avec une certaine pointe de tristesse qu’on évoque les belles années du carrousel. Vous souvenez-vous d’avoir couru de toutes vos forces pour faire tourner une structure métallique? Vous souvenez-vous du sourire et des fous rires que provoquait ce jeu si simple?
Ce sont ces souvenirs qu’évoque cette œuvre créée par trois jeunes diplômés canadiens en architecture de l’Université Dalhousie de Halifax, en Nouvelle-Écosse. «L’installation encourage un rapprochement entre les utilisateurs et leur environnement immédiat, en définissant une place dans la forêt qui tend à s’étendre. Le renouveau de l’art du jardin s’exprime ici dans la tension entre statique et interactif, entre reconnaissable et unique, entre intime et vaste», peut-on lire sur le site du Festival.
Assemble
Le visiteur devient créateur dans cette installation colorée située en forêt. Des branches poncées, scellées et peintes d’une vive couleur monochrome doivent être assemblées afin de former des huttes de brousse.
«Assemble est une œuvre participative qui encourage la découverte du matériel et du lieu, tout en étant capable de se tenir seule, comme une sculpture abstraite en réponse à l’environnement boisé.»
Conçue par les Torontoises Katie Strang, Christine Dewancker et Craig Van Ravens, cette œuvre propose un beau contraste entre les couleurs de la forêt et celles des bâtons de bois.
En traversant les États-Unis d’ouest en est avec un budget limité, nous avons séjourné dans quelques motels délicieusement rétro (vous savez ceux qui ont des néons et des les chaises rondes multicolores qui reviennent à la mode.)
Le premier motel, le Milestone Mo-Tel, à San Luis Obispo, sur la route 1 en Californie, a ouvert ses portes en 1925. L’architecte Arthur Heineman le baptisa motel en contraction des mots« motor » et « hotel ». Le concept se répand assez rapidement en Amérique du Nord surtout à partir des années 40, puis ailleurs dans le monde au cours des décennies suivantes.
1- Motel Inn, San Luis Obispo, 1925
2- Motel Dubé, Rivière-du-Loup
3- Motel Aux Toits Bleus, Matane
4- Motel à Matane
5- Motel Les Mouettes, Matane
6- Hôtel Matane
7- Belvedere Motel, 1967
8- Motel Lemoyne
(remarquez que l’ours n’est pas décoratif…)
9- Motel Oscar, ville LeMoyne, Québec
10- Piedmont Motel
11- Belvedere Motel, Pointe-du-Lac, Québec
12- L'émerillon Motel et restaurant, Pointe-du-Lac, Québec
13- Motel Laurentien, Saint-Jérôme
14- Hôtel et Motel Madeleine sur mer, Rivière-Madeleine, Québec
15- Motel Fleur de Lys, Québec, Québec
16- Motel à Niagara Falls, Ontario, 1951
17- Beach Waves Motel, Wildwood Crest, New Jersey
18- Penny Point Motel, Hampton Bay, Long Island, New York
19- The Lorraine Motel, Memphis, Tennessee; là où Martin Luther King Jr. a été assassiné en 1968
Le nombre de cas de la maladie de Lyme augmente de plus en plus au Québec. Ce n’est pas une raison pour ne pas aller faire de la randonnée, du vélo, du canot et du camping. Mais «mieux vaut prévenir que guérir», comme dit l’adage. Être bien informé et bien protégé peut vous éviter beaucoup de désagréments, et vous permettre de continuer à pratiquer vos activités préférées.
Une tique, une bactérie
La maladie de Lyme est causée par une bactérie qui se transmet par la piqûre d’une tique connue sous les noms de «tique du chevreuil» et de «tique à pattes noires». Elle vit surtout dans les forêts, les boisés, les hautes herbes et les tas de feuilles mortes. C’est donc dans ces environnements qu’il faut être le plus prudent, en vacances, mais aussi dans un parc urbain ou dans son propre jardin!
Seulement 20% de ces acariens sont porteurs de la bactérie responsable de la maladie, mais les chiffres font tout de même un peu peur. Plus de 300 000 personnes sont en effet diagnostiquées chaque année aux États-Unis, alors qu’au Québec, la Direction de santé publique ne recensait que 329 cas début juin.
Pas de quoi s’alarmer, mais il reste que la progression est fulgurante, surtout dans les régions limitrophes des États-Unis, en Estrie (137 cas en 2017) et en Montérégie (102 cas en 2017). Ce n’est qu’une question de temps pour voir cette petite bête apparaître plus au nord et à l’est de la province.
C’est en effet une grande voyageuse, qui se balade à dos d’oiseaux migrateurs, puis une fois chez nous, elle adore le poil des souris à pattes blanches et celui de nos beaux cerfs de Virginie. Elle adore aussi se tenir sur des végétaux, attendant le passage d’une «victime» pour se gorger de sang.
Une piqûre insidieuse
Les tiques infectées affectionnent particulièrement les cuisses, l’aine, les aisselles, le nombril, les oreilles, l’arrière des genoux et les cheveux. Leurs piqûres sont souvent sans douleur et peuvent passer inaperçues, ce qui n’exclut pas le risque de maladie.
Les symptômes, qui varient selon les personnes, apparaissent entre 3 et 30 jours après la piqûre. Le symptôme le plus courant est une rougeur sur la peau qui s’agrandit de jour en jour ou qui disparaît dans le meilleur des cas. Fièvre, fatigue, mal de tête, raideur à la nuque figurent parmi les autres symptômes à surveiller.
Sans traitement, ils peuvent s’aggraver dans les semaines et les mois qui suivent l’infection. La maladie de Lyme peut alors affecter les articulations, le système nerveux et causer des problèmes cardiaques. D’où l’importance de ne pas prendre le risque à la légère.
Le meilleur traitement est par antibiotique. Sa force dépend du stade de l’infection. Le traitement est relativement simple lorsque la maladie est en phase précoce, mais nettement plus complexe lorsque la maladie est avancée.
Portez des vêtements longs, des bas et des souliers fermés ainsi qu’un chapeau;
Utilisez un chasse-moustiques pour les parties du corps qui demeurent exposées;
Restez sur les sentiers et évitez les balades dans les herbes hautes.
Au retour d’une activité extérieure:
Prenez un bain ou une douche dans les 2 heures et vérifiez si des tiques ne sont pas attachées à la peau;
Examinez votre équipement (sac à dos, vêtements) pour éviter d’introduire une tique dans votre maison;
Si vous en trouvez, éliminez-les puis mettez vos vêtements dans la sécheuse à température élevée pendant 10 minutes ou lavez-les d’abord à la machine à l’eau chaude, pendant au moins 40 minutes;
N’oubliez pas d’examiner chiens ou chats.
Que faire en présence d’une tique sur la peau?
Les risques d’infection sont minimes si la tique est enlevée dans les 24 heures. L’idéal est donc de la retirer au plus vite, mais de la bonne façon pour ne pas aggraver le problème. Dans le doute, appelez Info-Santé (811) ou consultez un médecin.
Une tique peut tripler de volume lorsqu’elle est remplie de sang, ce qui permet de la repérer plus facilement en cas de piqure.
Ne l’enlevez pas avec vos doigts. Vous risqueriez de presser son abdomen et d’augmenter le risque de transmission de la bactérie.
Il faut saisir la tique au plus près de la peau à l’aide d’une pince fine, type pince à sourcils, et tirer doucement mais fermement jusqu’à retirer tout ce qu’on peut.
Placez le tout dans un contenant à pilules et gardez-le au frigo. Si l’infection se déclare tout de même, un médecin pourra la faire examiner.
Nettoyez ensuite la zone infectée et les mains à l’eau et au savon.
C’est l’été et avec lui viennent les vacances. Et avec les vacances vient le temps qu’il nous manque pendant le reste de l’année pour enfin lire plus que quelques pages d’affilée. Pour les gourmands, voici des suggestions de lecture qui jumellent le plaisir de lire à celui de la gourmandise.
Le plongeur
Ce livre qui se lit d’une traite, premier roman du Québécois Stéphane Larue, est sur toutes les lèvres depuis sa sortie en 2016. On y plonge dans l’univers du narrateur, pris avec des problèmes de jeux et qui, pour gagner sa vie, trouve un emploi de plongeur dans un restaurant montréalais branché. C’est l’univers intense et dur, mais fascinant, des cuisines de restaurants qui y est décrit. Si vous ne l’avez pas encore lu, cet été est l’occasion de le faire!
Le cuisinier
Ce roman de l’écrivain suisse Martin Suter, paru en 2011, raconte l’histoire d’un réfugié tamoul qui, en Suisse, après s’être fait congédier d’un restaurant chic, ouvre sa propre entreprise. Peu à peu, il se met à tester des recettes aphrodisiaques, toujours inspirées de ses racines culinaires sri lankaises. Les descriptions de sa cuisine mettent à coup sûr l’eau à la bouche. En prime, on trouve à la fin du roman les recettes dont il est question dans l’histoire.
Sous le soleil de Toscane
Ce roman de l’Américaine Frances Mayes sorti en 1996 reste un classique de la cuisine toscane. S’inspirant de sa propre expérience, l’auteure raconte l’achat et la rénovation d’une maison en Italie, où elle découvre peu à peu la fraîcheur des aliments et se fait la main pour réussir à reproduire des recettes typiques de la Toscane. Les descriptions sont si appétissantes qu’on a envie de goûter ses plats de prosciutto aux figues fraîches, sa soupe de tomate froide, ses artichauts, ses soupes minestrone, sa polenta, ses flans et ses desserts aux cerises. Ne vous laissez pas avoir: le roman est bien meilleur que le film du même nom qui s’en est inspiré. Sous le soleil de Toscane donne envie d’Italie, de fraîcheur, de farniente et de grandes tablées entre amis.
Polynie
Ce deuxième roman de la Québécoise Mélanie Vincelette en est un d’enquête policière dans le Grand Nord. Mais il en est aussi un qui rend hommage à la culture innue, au terroir nordique et à la cuisine du Nunavut grâce au personnage du cuisinier. Au menu: poissons crus, algues et petits fruits.
Mãn
Moins connu que les autres romans de Kim Thuy, Mãn parle d’amour tout en faisant une belle place à la cuisine vietnamienne. Parce que l’auteure sait bien raconter les choses et qu’elle est une passionnée de cuisine, cette lecture donne envie de déguster des galettes de riz, des assiettes de vermicelles, des poissons grillés, des soupes aigres-douces et des sautés arrosés de sauce de poisson.
Faire campagne
Toute nouvelle, cette bande dessinée écrite à la suite d’une enquête journalistique de longue haleine et publiée par Atelier 10 se penche sur la réalité agricole québécoise sous une forme originale. Plus particulièrement, on s’intéresse aux nouveaux petits agriculteurs qui tentent de faire leur place et de faire une différence dans un système devenu industriel.
Pour d’autres suggestions de lectures gourmandes, il y a cette liste proposée l’an dernier par La Presse ainsi que cette vidéo faite par ma collègue Claudia Larochelle et qui rassemble des suggestions, par plusieurs auteurs, de titres qui donnent envie de cuisiner.