La chronique Partir

Auteur(e)

Marie-Julie Gagnon

Auteure, chroniqueuse et blogueuse, Marie-Julie Gagnon se définit d’abord comme une exploratrice. Accro aux réseaux sociaux (@technomade sur Twitter et Instagram), elle collabore à de nombreux médias depuis une vingtaine d’années et tient le blogue Taxi-brousse depuis 2008. Certains voyagent pour voir le monde, elle, c’est d’abord pour le «ressentir» (et, accessoirement, goûter tous les desserts au chocolat qui croisent sa route).

12 août 2015

Québec

10 lieux à découvrir sur la Côte-Nord

En juillet dernier, j’ai eu l’occasion de découvrir la Côte-Nord, la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent dans le cadre du projet #RoadTripQM, en collaboration avec Québec Maritime et Tourisme Québec. Je vous ai déjà glissé un mot sur les coulisses de l’aventure dans cette chronique, et mentionné quelques belles surprises dans Info Voyage. Cette semaine, je vous emmène à la découverte de dix lieux qui m’ont particulièrement ravie sur la Côte-Nord pendant ce voyage, mais aussi lors d’expéditions précédentes.

1- La Réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan

Non, ce n’est pas la porte à côté si l’on part de Montréal ou de Québec. Mais franchement, les monolithes des îles Mingan sont à voir une fois dans sa vie. Il est possible de camper sur l’île Quarry (en mode rustique ou en version prêt-à-camper) ou, depuis cette année, dans la maison du gardien de phare de l’île aux Perroquets (beaucoup plus cher : 275$/nuit), mais sinon, des visites guidées d’une demi-journée (ou plus) au départ de Longue-Pointe-de-Mingan ou de Havre-Saint-Pierre permettent d’avoir un aperçu de ces lieux quasi irréels, aux fascinants écosystèmes.

2- Baie Sainte-Marguerite

C’est dans ce secteur du Parc national du Fjord-du-Saguenay qu’on peut voir le plus grand nombre de bélugas. J’ai été complètement charmée par les plages, les possibilités de randonnée et, bien sûr, par les baleines blanches! Les adeptes de camping sauvage adoreront se réveiller en entendant les bélugas, tout près… Notez par contre que les emplacements sont éloignés des stationnements et qu’on doit tout emporter, y compris l’eau potable. Il est aussi possible d’opter pour la formule prêt-à-camper.

Baie Ste-Marguerite
La Baie Sainte-Marguerite.

3- Les Bergeronnes avec Croisières Essipit 

J’ai eu l’occasion de faire quelques croisières dans le secteur au cours des dernières années. Il y a certainement une grande part de chance dans le fait que j’ai pu voir tellement de baleines lors de cette sortie avec Croisières Essipit qu’il m’a été impossible de les compter. J’ai apprécié la durée de l’excursion – deux heures en zodiac plutôt que trois, ce qu’offrent la plupart des compagnies – puisque même en plein été, et avec un manteau et des pantalons chauds (prêtés sur place), on finit souvent par geler. Très chouette expérience !

4- L’Anse-de-Roche, Sacré-Cœur

À une vingtaine de minutes de Tadoussac (précisément 16, selon Tourisme Côte-Nord !), Sacré-Cœur, plus particulièrement l’Anse-de-Roche, est une véritable oasis de paix. On peut y admirer de magnifiques couchers de soleil (notamment depuis la terrasse du resto Le Casta Fjord). Deux de mes plus gros coups de cœur côté hébergement des dernières années s’y trouvent : Alfred, le voisin d’Oscar, qui vous invite à dormir dans des yourtes de luxe (avec salle de bain et eau chaude!) avec, à vos pieds, le fjord dans toute sa splendeur, et Canopée-lit, qui offre différents types d’hébergement hors du commun et très confortables comme des cabanes dans les arbres et des bulles transparentes.

5- Tadoussac

Oui, les touristes sont beaucoup trop nombreux en août pour apprécier la porte d’entrée de la Côte-Nord. Mais en début de saison ou en septembre, on peut prendre le temps de flâner au bord de l’eau, de s’arrêter dans ses restos (on en compte plusieurs très sympas, notamment le Café Bohème) et de visiter ses attractions, comme le poste de traite Chauvin, réplique de celui construit en 1600 par Pierre Chauvin de Tonnnetuit pour le commerce des fourrures, sans devoir jouer du coude (j’exagère un peu, mais j’ai vraiment détesté m’y trouver en pleine cohue). Pour dormir, deux recommandations à prix fort différents : le mythique Hôtel Tadoussac (lors de notre passage, l’été dernier, les chambres n’étaient pas climatisées, alors raison de plus pour éviter les mois les plus chauds) et l’auberge de jeunesse, reconnue pour son atmosphère hors du commun (on peut aussi y camper). Si vous souhaitez mieux comprendre le comportement des baleines du Saint-Laurent, un arrêt au Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) est à mettre au programme!

6- Sept-Îles

Je n’ai pas pu voir les sept îles de l’archipel pendant mon séjour, mais je suis retombée en enfance en découvrant les petits pingouins de l’île du Corossol, baptisée ainsi à cause d’un navire qui s’y est échoué en 1693, et quelques spécimens observés de plus près à l’île Manowin. Et que dire de la Ferme maricole Purmer, à l’île Grosse Boule, où l’on peut même passer la nuit dans une yourte? Les sympathiques propriétaires proposent une incursion dans l’univers de l’élevage des pétoncles et des moules.

Sept-Îles
Les pingouins de l'île du Corossol, à Sept-Îles.

7- La vallée des coquillages, Baie-Comeau

Une escale à Baie-Comeau permet de reprendre son souffle avant de poursuivre la route vers le nord. Avant d’aller découvrir la vallée des coquillages, où l’on trouve le banc coquillier le plus pur au monde (90%!), je vous conseille fortement de visiter le Jardin des glaciers (qui gère aussi la vallée des coquillages), afin de mieux comprendre l’univers des glaciers et leur impact.

8- Les Escoumins

Le Centre de découverte du milieu marin du Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent aide à mieux comprendre le fleuve, sa faune et sa flore. Pourquoi les baleines aiment-elles y venir pendant l’été? À quoi ressemblent les fonds marins? Les plongeurs prendront plaisir à les explorer le secteur et les curieux qui préfèrent rester au sec pourront participer à l’activité «Le Saint-Laurent en direct», au cours de laquelle il est possible d’interagir avec des plongeurs.

9- Camping de Mer et monde écotours

Au petit matin, j’y ai entendu le souffle d’une baleine… que j’ai ensuite aperçue à la surface! Demandez un terrain le plus près possible de l’eau, histoire de ne pas être incommodé par le bruit de l’autoroute qui se trouve à proximité. Possibilité de camping rustique ou en formule prêt-à-camper.

10- Restaurant Chez Julie, à Havre-Saint-Pierre

Je salive encore en repensant à ce petit resto qui ne paie pas de mine (c’est aussi ce qui fait son charme) ouvert depuis 1977. Pour un vrai festin de homard et de fruits de mer à la bonne franquette, c’est l’endroit tout désigné. J’ai commandé un extra de pétoncles en plus de mon demi-homard et de mon crabe… Si vous passez dans le coin, assurez-vous aussi d’arrêter acheter le saumon fumé artisanal de la poissonnerie (je m’excuse à l’avance pour les kilos supplémentaires au retour!).


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