3 mars 2020Auteure : Emilie Laperrière

Le « WOW ! » du jour

Une première école inclusive pour Tel-Aviv

Un environnement éducatif flexible qui favorise l’égalité et l’accessibilité? C’est ce que propose la première école inclusive de Tel-Aviv. Coup d’œil sur ce projet innovant.

À l’école primaire Bikurim, tous sont égaux. En partant du fait que chaque enfant est unique, l’établissement scolaire encourage l’intégration des élèves qui ont des besoins particuliers dans les classes régulières. 25 % des écoliers ont d’ailleurs un handicap physique (une déficience visuelle par exemple), des problèmes émotionnels ou sont sur le spectre autistique.

La designer Sarit Shani Hay, une pionnière dans le domaine des environnements pour enfants, s’est entretenue avec des pédagogues et divers experts avant d’élaborer l’aménagement du bâtiment de 2000 m².

Salle de yoga et de méditation. Crédit photo : Roni Cnaani

Le concept pousse les élèves à interagir avec l’espace de plusieurs façons, tout en stimulant un sentiment d’appartenance et d’empathie. On retrouve des pièces adaptées aux cours ou aux traitements qu’on y donne, comme la physiothérapie, l’étude en petits groupes ou le yoga.

Toutes les salles de classe sont vitrées. Crédit photo : Roni Cnaani

Toutes les salles de classe sont vitrées. Chacune comprend des meubles flexibles conçus sur mesure et un coin pour les élèves qui ont besoin d’intimité. Pour éviter une surcharge émotionnelle, on a opté pour des couleurs neutres et du bois.

L’espace public entre les classes favorise l’enseignement par le jeu. Un boulier géant, avec des lettres et des formes gravées sur les côtés, sert notamment à apprendre le langage des signes et le braille. Ailleurs, des sièges disposés en forme de cercle permettent d’accueillir tout le monde, même les enfants en fauteuil roulant.

Un boulier sert à apprendre le langage des signes et le braille. Crédit photo : Roni Cnaani

Grâce à ce projet, Shani Hay a reçu le prix du jury FRAME Award 2020 dans la catégorie sociale. On comprend facilement pourquoi.

Les élèves qui ont besoin d'intimité ont un coin bien à eux dans chaque classe. Crédit photo : Roni Cnaani