Photo: Victoria Bilsborough, Unsplash
3 février 2020Auteure : Emilie Laperrière

Le « WOW ! » du jour

FabBRICK: quand d’anciens vêtements se transforment en matériau de construction

Selon RECYC-Québec, chaque personne jette 24 kg de vêtements par an, et moins de 40% du textile québécois est récupéré. L’industrie du textile est également l’une des plus polluantes au monde. L’architecte française Clarisse Merlet tente de s’attaquer au problème en proposant des briques de linge recyclé.

La petite entreprise FabBRICK est née d’un constat: «le secteur de la construction est très polluant et très énergivore, il y a de moins en moins de ressources naturelles pour construire et de plus en plus de déchets». Pour bâtir autrement, Clarisse Merlet a eu l’idée de transformer des vêtements usagés en briques écologiques.

Celle-ci reçoit le textile — des habits qui étaient trop abîmés pour être revendus — déjà broyé d’une compagnie de collecte. Les fibres sont pesées et mélangées à de la colle écologique avant d’être compressées à la machine. Les briques sèchent ensuite de façon naturelle pendant deux semaines. La colle les rend par ailleurs imperméables et résistantes au feu.

Pour s’adapter à divers projets d’aménagement, les pavés se font en plusieurs tailles. On peut aussi choisir la couleur en fonction des vêtements à recycler. Chaque brique contient environ deux t-shirts de coton.

À l’heure actuelle, plus de 15 000 briques ont été réalisées et utilisées pour des aménagements de boutiques de prêt-à-porter. Photo: Instagram

Ces dernières sont surtout utilisées pour l’instant pour la fabrication de cloisons ou de mobilier, mais la conceptrice aimerait éventuellement en faire un véritable matériau de construction. Un peu comme leur équivalent traditionnel, celles de l’architecte peuvent être emboîtées et offrent une haute performance en isolations acoustique et thermique.

À l’heure actuelle, plus de 15 000 briques ont été réalisées et utilisées pour des aménagements de boutiques de prêt-à-porter.