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2 novembre 2017Auteure : Anne Pélouas

Trois parcours plein air pour un novembre actif!

En novembre, même s'il fait plus froid, on peut encore profiter du plein air. Voici des suggestions de randonnées, à pied ou en vélo, pour profiter du grand air.

Voilà venu le temps des tapis de feuilles aux mille couleurs dans les sous-bois et des journées qui raccourcissent. Même si novembre se fait frisquet, on peut encore profiter d’activités plein-air et de randonnées à pied ou en vélo. Suffit de se vêtir adéquatement. Conseil de saison: en randonnée, mieux vaut aussi avoir deux bâtons et de bonnes bottes de marche pour ne pas glisser dans la boue ou tomber, les feuilles à terre cachant facilement racines et pierres et peuvent être glissantes...

Entre falaise et Saint-Laurent au cap Tourmente

J’ai un faible pour les sites un peu cachés et les vues inusitées. Avant même d’arriver à la réserve nationale du Cap-Tourmente, à 50 kilomètres à l’est de Québec, on est conquis par le paysage: une plaine agricole côtière débouchant sur le grand fleuve et, à mesure qu’on approche de la réserve, une immense falaise à gauche et des marais à scirpe à droite. Entre les deux, une mince langue de terre et des sentiers totalisant 20 kilomètres. Ceux-ci ont des noms évocateurs de leurs peuplements forestiers: l’Aulnaie, la Cédrière, l’Érablière, la Prucheraie, le Bois-Sent-Bon… On s’y promène en boucles de un à cinq kilomètres. À cette époque de l’année, il reste encore de belles feuilles dans les arbres.

La réserve de Cap Tourmente dans ses couleurs d'automne. Photo : ©Environnement et Changement climatique Canada, 2015.
La réserve de Cap Tourmente dans ses couleurs d'automne. Photo: Environnement et Changement climatique Canada, 2015.

Le site est une aire protégée réputée pour l’observation d’oiseaux en toute saison. Plus de 180 espèces y ont été répertoriées. Parmi celles-ci, plusieurs sont en péril ou à statut précaire, comme le faucon pèlerin ou le goglu des prés. Les oiseaux migrateurs font halte chaque printemps et automne dans l’étroit couloir entre le fleuve et l’escarpement du cap.

Envolée d'oies blanches au Cap tourmente. Photo: YouTube
Envolée d'oies blanches au Cap tourmente. Photo: YouTube

Même en ce début de novembre, les grandes oies des neiges s’y rassemblent encore pour se nourrir et se reposer avant de filer vers le sud. À partir de janvier, le site a aussi son charme, avec six kilomètres de sentiers le long desquels sont installées des mangeoires à oiseaux. Une quinzaine de «résidents» s’y donnent régulièrement rendez-vous, dont les pics mineur et chevelu, le gros-bec errant, le bruant des neiges et le roselin pourpré.

À pied sur la «route des Zingues», en Outaouais

Même découvert en partie sous la pluie il y a quelques jours à l’occasion du festival Duhamel en couleurs, cette portion du Sentier national qui serpente entre les deux grands lacs Gagnon et Preston, au nord de la région de Petite-Nation, a un charme fou. La partie de cette piste que nous avons empruntée est longue de dix kilomètres. Elle impose un rythme soutenu pour avaler et dévaler les courbes de niveau, sans compter qu’on ne peut faire l’économie des quelques centaines de mètres de plus à parcourir pour accéder à de beaux points de vue.

Une partie de la fameuse route des zingues. Photo: Facebook Anne Pélouas
Une partie de la fameuse route des zingues. Photo: Facebook Anne Pélouas

Dès le premier, le regard «plonge» littéralement vers l’île à Raisin et sa magnifique plage. Sept autres se succèdent ensuite, tantôt côté lac Gagnon, tantôt côté lac Preston. Juste avant le petit lac Chavoy, un sentier nous ramène vers la route et le sentier Caroline. Ce trajet complémentaire de cinq kilomètres nous réserve d’autres bonnes surprises. De chaque bord du sentier se dressent deux petits sommets, le mont Weskarini et le mont La Tuque, facilement atteignables. D’en haut, c’est toute la splendeur de cette fin d’automne en Outaouais qui s’offre au regard.

À noter: il est préférable d’avoir deux autos pour ne pas être obligé de faire un aller-retour sur le même sentier ou via le chemin du lac Gagnon, côté est.

Les bords de la rivière Batiscan en randonnée pédestre ou en vélo de montagne

 Le Parc de la rivière Batiscan, en Mauricie, est réputé pour son camping estival, son offre de sympathiques hébergements et sa via ferrata impressionnante au-dessus des flots rugissants de la rivière.

Photo: Facebook Le parc de la rivière Bastican
Photo: Facebook Le parc de la rivière Bastican

En fin d’automne, le cours d’eau n’est pas moins impétueux et il est facile de le longer des deux côtés, à pied comme en vélo de montagne. Le parc compte en effet 25 kilomètres de sentiers de randonnée pédestre, dont une bonne part avec la rivière proche. La quasi-totalité se partage avec les adeptes de vélo de montagne.

À partir du pavillon d’accueil, deux pistes filent plein nord des deux côtés de la rivière Batiscan. Le sentier Le Buis (2), à gauche, court sur 4,3 kilomètres en forêt, avec une bonne série de petites montées et descentes qui peuvent être boueuses après la pluie, sans compter des roches et des racines à profusion. En vélo, on peut toujours mettre pied à terre! Une passerelle sur la rivière permet en fin de parcours d’atteindre la chute des Ailes. Le sentier se termine dans le secteur Murphy où le pont de la chute à Murphy ouvre la voie à un retour vers le sud. Dans cette zone, cinq boucles de vélo de montagne passablement techniques offrent l’occasion de s’amuser encore avant de rentrer par la grande allée du Portage, comme les randonneurs. En fin de parcours, dans le secteur du Grand Bassin, trois courts sentiers de vélo de montagne sont encore accessibles.


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