© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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17 juillet 2018Auteure : Julie Chaumont

Le design s’invite aux Jardins de Métis

Pour la 19e édition du Festival international de jardins, les Jardins de Métis inaugurent sept nouveaux jardins où le design ludique est à l’honneur. Tour d’horizon.

Intitulée Playsages II – Allez jouer dehors!, la 19e édition du Festival international de jardins propose des espaces imaginatifs où petits et grands retrouveront le plaisir de jouer en plein air. Créés par des architectes de paysages d’ici et d’ailleurs, ces «playsages» (mélange des mots «play» – «jouer» en anglais – et «paysages») repensent nos façons de jouer dehors et permettent de voir la nature sous un œil nouveau.

aMAIZEing

Déambuler dans le labyrinthe d’un champ de maïs, jouer dans un «bac» de grains de maïs, sauter sur un grand trampoline intégré à même le sol: voici ce que vous propose ce jardin conçu par les architectes espagnols Marta Milà Pascual et Marc Torrellas Arnedo.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Ces différentes installations font immédiatement le bonheur des petits, mais permettent aussi aux plus grands de renouer avec leur cœur d’enfant. En effet, qui pourrait résister à l’appel de ce trampoline?

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Les créateurs du jardin aMAIZEing ont voulu mettre l’accent sur «trois aspects fondamentaux du jeu: les formes, les mouvements et les changements».

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Les formes sont simples: cercles («bac» de grains de maïs et trampoline), rectangles et lignes (labyrinthe). Les mouvements sont ceux que petits et grands feront à la découverte du jardin. Les changements sont ceux du temps – dans la nature, avec le maïs qui deviendra de plus en plus grand au fil des saisons, et qui changera également de couleur –, mais aussi ceux de l’humain, qui vieillit et change parfois, lui aussi, de couleur, délaissant le coloré de l’enfance pour la grisaille de l’âge adulte.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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L’origine de la colonne

Sommes-nous dans la nature ou dans un temple ancien? C’est la question qu’on se pose en déambulant dans cette forêt de colonnes architecturales conçue par les architectes et artistes espagnols Josep Congost et Louis Sicard.

© 2018, Festival international de jardins, Jardins de Métis/Reford Gardens
© 2018, Festival international de jardins, Jardins de Métis/Reford Gardens

Sur le site du Festival de jardins, on apprend que les analogies entre les troncs d’arbres et les colonnes ne datent pas d’hier. «Vitruve (1er siècle avant J.-C.), dans son traité d’architecture, expose le principe selon lequel l’architecture est une imitation de la nature. En effet, la base de la colonne correspond à la souche de l’arbre, le fût à son tronc, le chapiteau aux premières branches, et les cannelures du fût correspondent à l’écorce de l’arbre.»

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Cette installation, qui explore de façon ludique le rapport entre l’architecture et la nature, pose ultimement cette question: «Si l’on est étonné par ces arbres-colonnes, n’est-ce pas parce que l’Homme s’est un peu trop éloigné de son environnement?» Cela mérite effectivement réflexion…

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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La ligne de 100 ans

Proposition pour le moins étonnante de l’équipe multidisciplinaire de Québec hatem+d: inonder l’installation «Every garden needs a shed and a lawn!» de Deborah Nagan, créée pour le 10e anniversaire du Festival, en 2009.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Le visiteur est ainsi invité à se promener, en canot ou sur une «tripe», entre les cabanes colorées de ce paysage inondé.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens

«C’est par le jeu, qui dénature la scène, que l’inondation sans catastrophe devient alors plaisir, un rêve d’enfant assouvi», peut-on lire sur la page Facebook de l’entreprise.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Le rocher très percé

Intouchable, le rocher Percé? Plus maintenant! Avec l’œuvre ludique «Le rocher très percé», il est possible de toucher et d’escalader ce célèbre monument naturel.

Photo: Vincent Lemay
Photo: Vincent Lemay

C’est la firme Humà design + architecture, en collaboration avec l’architecte paysagiste Vincent Lemay, qui a eu l’idée de transformer le rocher Percé (en le reproduisant à une échelle exacte: 1/40 de l’original) en jeu pour enfants.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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La structure aux couleurs aquatiques propose «un dialogue respectueux entre les paysages culturel et naturel que représentent les Jardins de Métis».

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Les hélicoptères

Lorsque vous étiez enfant, quel nom donniez-vous aux samares qui tombaient des arbres en faisant des vrilles? Hélicoptères, bien sûr! Et ce sont ces fameux hélicoptères qui sont mis en vedette dans cette installation de Anna Thomas et Carson Isenor, architectes paysagistes de Vancouver.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Attachées à des cordes, les milliers de samares colorées sont faites de matériaux artificiels. Déambuler dans cette «tempête» évoque l’innocence et les plaisirs simples de l’enfance.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Carousel

Les parcs pour enfants ne sont plus ce qu’ils étaient jadis et c’est souvent avec une certaine pointe de tristesse qu’on évoque les belles années du carrousel. Vous souvenez-vous d’avoir couru de toutes vos forces pour faire tourner une structure métallique? Vous souvenez-vous du sourire et des fous rires que provoquait ce jeu si simple?

© 2018, Festival international de jardins, Jardins de Métis/Reford Gardens
© 2018, Festival international de jardins, Jardins de Métis/Reford Gardens

Ce sont ces souvenirs qu’évoque cette œuvre créée par trois jeunes diplômés canadiens en architecture de l’Université Dalhousie de Halifax, en Nouvelle-Écosse. «L’installation encourage un rapprochement entre les utilisateurs et leur environnement immédiat, en définissant une place dans la forêt qui tend à s’étendre. Le renouveau de l’art du jardin s’exprime ici dans la tension entre statique et interactif, entre reconnaissable et unique, entre intime et vaste», peut-on lire sur le site du Festival.

Assemble

Le visiteur devient créateur dans cette installation colorée située en forêt. Des branches poncées, scellées et peintes d’une vive couleur monochrome doivent être assemblées afin de former des huttes de brousse.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens

«Assemble est une œuvre participative qui encourage la découverte du matériel et du lieu, tout en étant capable de se tenir seule, comme une sculpture abstraite en réponse à l’environnement boisé.»

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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Conçue par les Torontoises Katie Strang, Christine Dewancker et Craig Van Ravens, cette œuvre propose un beau contraste entre les couleurs de la forêt et celles des bâtons de bois.

© 2018, Martin Bond, Jardins de Métis/Reford Gardens
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