La chronique Vin

Auteur(e)

Jessica Harnois

Sommelière et animatrice, Jessica Harnois a travaillé pour les plus grands établissements au monde, a occupé le poste de sommelière en chef à titre d’acheteuse de vins pour les Services SAQ Signature, a été responsable du Courrier vinicole et de la prestigieuse Cave de garde de la SAQ, en plus d’avoir été présidente de l’Association Canadienne des Sommeliers Professionnels et Vice-Présidente de l’APAS (Alliance Pan-Américaine des Sommeliers). Avec l’agence d’animation Vins au Féminin, elle a conceptualisé le jeu Dégustation Vegas qui démocratise le vin. Vous pouvez la voir à la télé, l’entendre à la radio et la lire dans plusieurs magazines.

12 janvier 2018

Du rosé à l’année!

Boire du rosé à l’année figure parmi les tendances 2018 du monde vinicole. Le temps où nous ne parlions que des «rosés d’été» ou des «rosés de piscine» est chose du passé. La SAQ a d’ailleurs commencé à nous présenter de nouveaux arrivages de rosés à différents mois de l’année, et ce, même en hiver.

Les rosés sont très colorés. Il suffit d’en aligner une dizaine côte à côte pour constater un superbe dégradé de couleurs. Loin d’être un simple mélange entre du vin blanc et du vin rouge, le rosé doit sa teinte à la méthode de vinification. En fait, il existe principalement deux types de rosés, catégorisés selon leur méthode de vinification: le rosé de pressurage direct, aussi appelé vin gris, et le rosé de saignée. Dans le premier cas, les raisins sont pressés pour en extraire le jus, mais il n’y a pas de macération entre le moût (jus du raisin) et la peau du raisin, ce qui donne des vins plutôt pâles. Pour le rosé de saignée, le moût reste en contact quelques heures avec les matières solides du raisin. Le temps de macération ici est toutefois bien plus court que pour les vins rouges. Les rosés de saignée affichent donc une couleur plus foncée.

Voici trois coups de cœur disponibles actuellement sur les tablettes.

Hecht & Bannier Côtes de Provence

En Europe, c’est en Provence que l’on retrouve la plus grande production de rosé. Ce vin est issu d’un assemblage dont le cinsault et le grenache occupent une part importante. Le cinsault est un cépage d’origine provençale largement utilisé dans l’élaboration des rosés. Il est reconnu pour apporter une touche de finesse, de fraîcheur et de fruit aux vins. Quant au volume, au caractère et à la rondeur de ce Côtes de Provence, nous les devons au grenache. Vif, minéral et gorgé de fruits, il sera délicieux avec une pissaladière, ce mets originaire de Nice composé d’anchois, d’olives, d’oignons que l’on dépose sur une pâte à pain.

Photo: saq.com
Un vin rosé vif, minéral et gorgé de fruits. Photo: saq.com

Hecht & Bannier Côtes de Provence 2016. Vin rosé, 750 ml. 19,95$.

Château La Tour de l’Evêque Rosarté

Toujours en Provence, avec un assemblage similaire à la suggestion précédente, nous sommes en présence ici d’un «rosé de repas». Il s’agit d’un vin suffisamment structuré, ample et goûteux pour soutenir le plat principal de votre soirée. Que vous cuisiniez un tartare de saumon, une bouillabaisse ou des pattes de crabes, osez servir ce rosé à vos invités et ils seront ravis. Ils aimeront peut-être aussi apprendre qu’il est issu de l’agriculture biologique. Vous préférez le prendre en apéro? Sa délicatesse s’y prête tout autant et il sera aussi excellent!

Photo: saq.com
Un rosé issu de l’agriculture biologique, à boire en apéro ou avec le repas. Photo: saq.com

Château La Tour de L’Evêque Rosarté 2016. Vin rosé, 750 ml. 19,95$.

Buti Nages

Produit régulier en SAQ, on se dirige cette fois dans la vallée du Rhône avec cette valeur sûre à petit prix. Ses arômes de melon, de violette et d’épices lui confèrent une belle complexité. En bouche, il est gourmand et presque charnu. Il accompagnera à merveille un filet de saumon grillé au repas. En plus, il est bio aussi! À acheter les yeux fermés!

Photo: saq.com
Ce vin rosé est une valeur sûre à petit prix! Photo: saq.com

Buti Nages. Vin rosé, 750 ml. 14,55$.

Santé!


Pour en savoir plus

À la découverte des vins rosés

Jessica Harnois

3 juillet 2015

Avenues.ca

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