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24 janvier 2018Auteure : Véronique Leduc

La saveur du jour

Une vie sans frigo

Est-ce que les maisons sans frigo représenteront une tendance dont on entendra de plus en plus parler dans l’avenir? Peut-être, si on en croit une journaliste française qui a tenté l’expérience pendant un an et qui l’a trouvée concluante.

Marie Cochard, mère de deux jeunes enfants, a voulu voir l’an dernier à quoi ressemblait la vie sans frigo. Selon elle, l’arrivée du réfrigérateur dans nos vies est «le début du gaspillage» puisqu’on achète trop, on y entasse les aliments et on les oublie avant de les jeter, parfois même pas entamés.

Grâce à son expérience, qui a été largement couverte par les médias dans les derniers mois, Marie Cochard estime qu’elle a mieux mangé et qu’elle a économisé. Elle et sa famille ont consommé moins de produits transformés, ont acheté local et en plus petite quantité, n’ont presque rien gaspillé et ont donné un coup de pouce à l’environnement en achetant des produits sans emballage.

Pour la journaliste, bien que «représentant quelques défis», l’expérience a été tellement concluante qu’au terme de celle-ci, elle a décidé de vendre son réfrigérateur pour investir dans un garde-manger. Elle en a aussi tiré un livre, Notre aventure sans frigo… ou presque, paru l’automne dernier aux Éditions de l’Homme.

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Sans frigo 101

Bien qu’on ne se débarrassera pas tous demain matin de nos réfrigérateurs, il est possible de tirer de l’expérience de Marie Cochard quelques idées qui pourraient désencombrer le frigo.

La journaliste propose, par exemple, de ne pas mettre les œufs au réfrigérateur (une pratique très américaine selon elle) puisque dès qu’ils sont au frigo, la coquille de ces derniers devient plus poreuse, les rendant plus vulnérables aux bactéries. Elle encourage aussi les gens à ne pas conserver les confitures, marinades et tout ce qui est vinaigré au frigo et de les mettre à la vue afin de ne pas les oublier. Elle vante aussi les mérites de la consommation locale et du fait que sans réfrigérateur, on mange les fruits et légumes plus rapidement alors qu’ils sont encore frais, et donc, plus savoureux. Sinon, pour les légumes, l’auteure conseille de les conserver dans l’eau ou le sable. On peut aussi faire affaire avec l’entreprise québécoise Jarre, qui se spécialise dans la conservation.

En fait, à lire les nombreuses entrevues accordées par l’auteure, tout ça semble être une question de logique: acheter plus souvent mais en plus petite quantité, consommer de façon locale et conserver les aliments de la même façon que le faisaient nos ancêtres…

Et vous, vous passeriez-vous de frigo?

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