Photo: Facebook La Route des Vins de Brome-Missisquoi
Photo: Facebook La Route des Vins de Brome-Missisquoi
25 avril 2018Auteure : Véronique Leduc

La saveur du jour

Le Québec, une destination gourmande?

Qu’est-ce que goûte le Québec? Quels produits alimentaires nous définissent le mieux? Et comment présenter les saveurs de la Belle Province à l’international? C’est ce à quoi réfléchit depuis quelque temps déjà l’Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand derrière la marque Terroir et Saveurs. Une réflexion plus complexe qu’il n’y paraît.

Du 17 au 19 avril avait lieu à Bromont la deuxième édition du Grand rendez-vous de l’agrotourisme et du tourisme gourmand. L’événement souhaitait continuer la démarche, entamée lors du premier rendez-vous de novembre 2016, vers la création d’un message touristique qui exprimerait clairement l’identité culinaire québécoise.

À la suite de la première édition, Odette Chaput, directrice générale de l’Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand, estimait que le Québec proposait trop «d’offres, de publicités et de marketings différents», ce qui rendait la tâche ardue pour le touriste qui souhaitait venir découvrir les saveurs d’ici. Près de 18 mois plus tard, la réflexion pour circonscrire notre identité culinaire est toujours en cours.

Les vins québécois. Photo: Facebook Terroir et Saveurs du Québec
Les vins québécois, «nouveaux produits prétendants» porteurs pour le Québec. Photo: Facebook Terroir et Saveurs du Québec

Définir notre identité culinaire

La semaine dernière, pendant trois jours, 180 intervenants et entrepreneurs du milieu agrotouristique se sont donc rassemblés pour réfléchir de nouveau à la question.
À la suite du premier rendez-vous, une vaste enquête a été commandée à Raymond Chabot Grant Thornton. On a demandé aux Québécois quels étaient selon eux les produits alimentaires porteurs pour la province. Bien sûr, le sirop d’érable avec 48% sort grand gagnant, suivi des fromages d’ici avec 45% et des routes ou circuits touristiques avec 28%. Les microbrasseries, les vins, les produits boréaux et les fruits de mer seraient quant à eux à surveiller puisqu’ils seraient les «nouveaux produits prétendants» porteurs pour le Québec. De connaitre ce que pensent les Québécois de leur territoire gourmand aidera certainement à créer un message fort.

Aussi, comme démarche, Odette Chaput parle des 14 expériences créées par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec pour vendre la destination. L’une d’elles, dont Terroir et Saveurs est responsable avec d’autres intervenants du milieu, est axée sur l’agrotourisme et le tourisme gourmand, un domaine qui suscite un intérêt toujours grandissant dans le monde. «On est en train de définir ce qu’on va promouvoir au sein de cette expérience. Est-ce qu’on va mettre de l’avant des personnes, des lieux, des produits? C’est à voir.» Selon elle, il faut aussi adapter le message aux marchés visés puisqu’on n’attirera pas les Mexicains et les Français avec les mêmes messages gourmands, par exemple.

Quel message gourmand devrait-on envoyer pour attirer les touristes? Photo: Facebook Terroir et Saveurs du Québec
Quel message gourmand devrait-on envoyer pour attirer les touristes? Photo: Facebook Terroir et Saveurs du Québec

«En 18 mois, il y a eu une progression dans le travail de positionnement du Québec en tant que destination gourmande et ça continue, affirme Odette Chaput. Le premier rendez-vous a aidé à bien cerner les éléments clés de notre agrotourisme, alors que le deuxième rendez-vous s’est intéressé aux façons de créer le mémorable en tourisme gourmand.» Selon elle, le travail n’est pas simple parce qu’on ne peut pas tout vendre en matière de produits et d’expériences gourmandes. «Il faut faire des choix et ces choix-là ne sont pas encore finalisés.»

Quand elle regarde vers l’avant, en plus de continuer les démarches entamées, la directrice générale de l’Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand parle de son intention de faire en sorte que le Québec ait sa place au sein de la stratégie culinaire nationale sur laquelle travaille le gouvernement canadien.

En attendant, prévoyons donc cet été prendre la route pour découvrir les artisans agroalimentaires dont le Québec est riche. Parce que c’est en découvrant notre propre identité culinaire que nous arriverons à la vanter à l’international.

Pour en savoir plus

Quel agrotourisme pour le Québec?

Véronique Leduc

8 décembre 2016

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